Hasard et dépendance

Pas de visites parisiennes diverses aujourd’hui, je reviens à mon carburant quotidien de photos de rue. Une dépendance au hasard en fait, car finalement on ne contrôle pas grand chose la plupart du temps. Pas vraiment de thème commun ou de relations plus ou moins tirées par les cheveux.

La similitude entre ces photos c’est le hasard, avec un peu de bonne fortune pour saisir l’instant décalé qui va faire une photo que l’on peut partager.

Pour vraiment illustrer le hasard le plus complet et le plus improbable dans une ville de près de deux millions d’habitants voici mon mannequin modèle de rue préférée pour ses tenues assez iconoclastes qui est de retour cette fois-ci avec son alter égo masculin. Je vous avais présenté deux photos de cette personne ici, et voici la troisième (jamais deux sans trois donc).

Trois quartiers différents trois dates très éloignées les unes des autres.

Qu’en conclure que le hasard fait bien les choses des fois et que finalement je pense que ces coïncidences statistiquement improbables sont une infime partie des rencontres ratées d’un cheveu.

La suivante : j’allais visiter une célèbre photographe (dans le cadre de mon travail je sais j’ai une chance inouïe) et avais rendez-vous à 14 heures. Étant légèrement en avance j’ai pris un chemin buissonnier passant par la rue de l’Abbé Carton où se déroulait un déménagement. L’occasion à saisir :

Ici j’avise des photographes en herbe en manque de pied en me demandant comment j’allais prendre quelque chose sans être au milieu de la route ou avec un angle pas terrible ; j’ai fais mine de m’intéresser à la boite à lettre (pas sûr que le stratagème soit efficace…), mais la photo marche quand même.

Celle-ci est une photo en marchant l’air de rien. Les jeunes filles reliées par leur oreille me semblait un sujet de rue intéressant, un passant me doublant a visiblement plus attiré leur attention que moi…

Deux photos qui se rejoignent ici. J’avais pris la première dans un passage parisien, simple portait de rue, et à l’écran la publicité sur la « semaine du balayage » m’avait amusée. En croisant une personne avec un balai sur le dos, je me suis connecté avec cette histoire de balayage, chance je venais de passer devant un salon de coiffure, demi tour rapide et photo à ne pas rater.

Les objets, quels qu’ils soient, sont toujours un plus pour moi en photo de rue, j’aime bien quand quelque chose vient accessoiriser un passant. Ici nous avons un drôle de vélo, un livre et des cerceaux.

Dans le métro j’avais repéré les pubs airbnb ; ce nom m’a toujours évoqué quelques chose qui flotte dans l’air.

Rare dans Paris d’avoir de grandes images graphiques sur rue pour donner du peps à une photo.

Et une der pour utiliser un slogan à ne pas laisser passer.

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