Composition avant décomposition

Après deux articles sur le musée le plus visité au monde un tour au Père Lachaise le cimetière le plus visité au monde. Eh oui. Connu grâce à ses innombrables défunts célèbres il invite à une promenade à travers les siècles et l’histoire.

Donc Père Lachaise drôle de nom pour un cimetière où on est généralement plus allongé qu’assis.

L’origine du nom vient de ce qu’à cet endroit existait une demeure qui au XVIIème siècle était occupée par François d’Aix de La Chaise dit le Père La Chaise confesseur du roi Louis XIV.

Ce dernier séjourna en ces lieux pour assister à des combats lors de la Fronde par suite on appela le site immédiatement Mont Louis. Il y a effectivement un joli point de vue sur Paris.

C’est Napoléon qui réforma l’emplacement des cimetières dans la ville en les interdisant pour les mettre hors les murs. C’est à cette occasion que des ossements furent regroupés dans les actuels catacombes (une autre histoire peut-être). A cette époque la ville correspondait en gros aux 10 premiers arrondissements actuels. Du fait de l’extension de Paris ces cimetières se sont retrouvés finalement intra-muros. Ils font maintenant le bonheur de ceux qui recherchent le calme.

J’aurais pu faire le tour touristique du cimetière les tombes des gens célèbres  pour voir les différentes stèles, sculptures, statues, monuments, chapelles élevés à leur gloire posthume et en tirer quelques clichés. Mais non, outre que je n’aime pas trop suivre les sentiers battus, ça fait cliché.

Comme le titre le dit en photo il faut composer et après une première lecture du numéro de REPONSES PHOTO  sur la composition j’avais envie de quitter la rue pour aller dans un endroit calme et structuré pour essayer de composer tranquillement.

A l’automne dernier j’avais fait une série de photo en ces lieux qui m’avait déçu dans l’ensemble. Depuis Novembre avais-je une meilleure inspiration. Il semblerait que oui puisque sur les photos de cet article il n’y a que 6 rescapées de l’automne.

En déambulant aux hasards des allées, un étrange immeuble bordant le cimetière avec ce personnage tournant le dos aux morts, une mystérieuse chapelle dite nécropolitaine  avec un appareil photo géant, une jolie statue.

Quelques visiteurs croisés dans les allées pour remettre les vivants dans les photos. Une visiteuse assidue avec sa liste croisée à plusieurs reprises, un groupe descendant de…., un homme et une femme.

L’heure venue de redescendre vers la sortie, non sans avoir mis non pas un pied mais une main dans la tombe et vu un dessinateur assidu indifférent au monde qui l’entoure.

A la sortie sur la plaque des horaires un important rappel de l’article 51 qui plonge le photographe et son modèle dans un abime de perplexité :

 » Les nouveaux arrivants ne sont plus admis 1/4 H avant la fermeture ».

Rassurant.

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