Photos à l’imparfait

Des photos (un peu) ratées.

Un article sur la grammaire vous y êtes presque. Il ne s’agit pas du temps passé de l’indicatif (et d’ailleurs pourquoi le passé s’appelle-t-il imparfait ?).

Il s’agit quand même de grammaire dans le sens de règles photographiques.

Dans les cours photos de Laurent Breillat, que se soit sur la prise de vue que sur le post-traitement, il insiste beaucoup sur les règles de composition. Avec raison puisqu’il s’agit en quelque sorte des règles de la grammaire photographique. En matière de langage la grammaire, l’orthographe composent les piliers de l’expression et de l’écriture. En photo le cadrage, l’agencement des objets (ou des personnes) photographiés, l’équilibre ; les lignes, les vides et les pleins etc composent la grammaire de la photo.

Cependant dans ses cours s’il insiste sur ces bases, sur leur maîtrise, il conseille aussi de pouvoir les transgresser, les détourner, ne pas les suivre dans la mesure où l’intention de celui qui va transgresser ces règles le fait au service de son intention photographique, de manière assumée et consciente.

On retrouve ce schéma également dans l’histoire des autres arts la peinture, la littérature, la musique etc. S’en tenir à scrupuleusement suivre les règles de bases revient à ne pas tenter d’avoir son propre style, à ne pas innover à ne pas jouer avec ces règles pour obtenir de meilleures photos.

Et donc place à des photos qui ne respectent pas la grammaire parce qu’en photos de rue, la grammaire est particulière (des fois).

Je n’ai plus de complexe par rapport à ce que je fais et ces photos, je sais pourquoi elles sont imparfaites.

Deux modes d’imparfait chez moi l’indicatif et le subjonctif.

La photo de rue a comme particularité de ne pas pouvoir maîtriser tous les facteurs à la prise de vue de manière optimale ; les contraintes des gens qui passent, des voitures, des objets non souhaités, de la vitesse de déplacement des sujets, de la lumière changeante et j’en passe vont rapidement pourrir certaines photos. Mais qu’y faire ? Rien, c’est comme ça.

En voici quelques-unes.

Ici je ne voulais que les fleurs et les mains un passant s’invite dans le bouquet. C’est autre chose.

Là un vélo extraordinaire me surprend la mise au point se fait comme elle peut, on a quand même un autre sujet.

Le chapeau qui va bien, la boutique vu au dernier moment un cadrage approximatif un peu amélioré en post traitement.

Idem ici avec le modèle rouge qui est parfait le cadrage beaucoup moins.

Ou encore le chariot bleu au moulin presque Rouge.

Un tag que je prends et quelqu’un sort à l’improviste.

Le danseur les pieds en l’air et les passants passent indifférents.

Et il y a aussi les photos qu’on pense réussies à la prise de vue et qui s’avèrent un peu bancales.

La dame soigne ses plantes à la pharmaci… qui heurte mon orthographe, je ne vois plus que le E manquant.

Autre pharmacie où le c se fait la malle et où les ingrédients ne sont pas tout a fait à leur place 1:10ème de seconde trop tard.

Idem dans le tunnel du Métro bien des essais et pas de résultat probant.

Un moment de solitude et une voiture garée là où je ne veux pas obligé donc de se décaler à droite.

Ici une sortie d’école à peu près composée, le sujet est là mais compte tenu de l’environnement, de la circulation, de la distance de prise de vue c’est pas très net dans tout les sens du terme.

Faire un prix je ne suis pas satisfait il y a quelque chose qui cloche.

Et ce peigneur de plumes qui n’a pas voulu montrer son peigne.

On peut dire parfait n’est pas le contraire d’imparfait peut être.

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