Garry Winogrand

Ma découverte de Garry Winogrand

Une exposition lui est consacrée au Musée du Jeu de Paume à Paris, un lieu dédié aux expositions photos où j’ai découvert Kati Horna, Oscar Munoz, Diane ArbusAndré Kertesz. Et donc maintenant Garry Winogrand dont les photos se sont affichées en grand format dans Paris dans des stations de Métro.

Pour plus d’analyse, un excellent article très détaillé de Bernard Jolivalt dont le blog est un bel endroit de réflexion sur la photo de rue (blog que j’avais malencontreusement omis dans ma liste de liens) ; un non moins excellent article d’ Esther qui nous le présentait à son retour de New York, avec en exergue des citations de Garry Winogrand, rendaient indispensable une visite.

Une d’entre-elles m’interpella et m’interpelle encore :

Parfois, c’est comme si le monde entier était une scène pour laquelle j’ai acheté un billet… Comme si rien ne se produirait si je n’étais pas sur place avec mon appareil.

Comme d’habitude on se dit « j’ai encore le temps » et puis celui-ci ayant la fâcheuse tendance (assez énervante d’ailleurs) à passer, il n’en reste plus beaucoup.

En chemin une photo de sportifs qu’un rayon de soleil anime.

Quelques clichés dans l’exposition.

Au milieu de l’exposition, un film plein d’humour où Garry Winogrand explique sa démarche, son parcours, affalé dans un fauteuil, les pieds sur la table répondant à des questions de spectateurs.
Ici une dame lui demande pourquoi ses clichés sont penchés. Garry Winogrand lui répond en disant que non jamais de la vie, ce n’est pas penché, en insistant et en souriant il convient que l’horizon ne l’est pas toujours mais qu’il n’y a pas que lui qui compte, les verticales existent aussi.

Une illustration à ma manière.

Après cette très belle exposition en sortant, des visiteurs s’essaient au jeu de paumes.

Quelques clichés en revenant de cette exposition. Un essai.

Plus loin  les piétons jouent à la marelle sans le savoir. Une conversation est très animée en bas et en haut pendant qu’un tapis marron attend son chauffeur et que les marrons sont bien au chaud.

Il est temps de rentrer.

Comments are closed.