Flic flac floc

Paris était humide la pluie m’enquiquinait.

« Au hasard des rendez-vous à vélo, à pied, sans détour, au hasard du jour. Il n’y a pas de travail. Il n’y a pas d’idées. Il n’y a que des planches contact mouchards de mes trajets en ville. Sans renier cette idée que le chemin est plus important que le but ». Raymond Depardon. « Paris Journal » Editions Hazan.

Je passais mon chemin dans le quartier de la gare Saint Lazare à l’arrière là où arrivent les trains, au dessus des voies, à l’endroit même où la fameuse photo de Cartier-Bresson a été prise. J’ai essayé de me souvenir de quel endroit il l’avait prise mais les voiries actuelles ont bien changé et son immense flaque a bien peu de chance de se remettre en eau.

La petite horloge au dessus de la verrière par contre semble encore bien dans son jus.

© Henri Cartier-Bresson, Derrière la gare Saint-Lazare, Paris, 1932

Plus loin mes pensées se connectaient avec une photo de Ronis prise vers la Place Vendôme justement intitulé Place Vendôme. Là aussi quelqu’un sautait une flaque mais juste au bord d’un trottoir avec la colonne entre jambes .

© Willy Ronis Place Vendôme 1947

Cheminant vers le métro Rome où mon métro m’attendait, ces deux photos à l’esprit, une belle mare d’eau barrait le chemin des piétons voulant poursuivre leur route. Quasiment obligés de bondir au-dessus des eaux pour se rendre à la station de métro toute proche.

Quelques instants suffirent pour quelques prises. Le reflet trouble, les passants bondissent les uns derrière les autres, le photographe saisit, une petite dizaine j’ai choisi ces trois là.

Personne ne se soucie de ma présence tout concentrés qu’ils sont « pour ne pas rentrer les pieds trempés».

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