Un 25 décembre

25 décembre c’est Noël, les vapeurs du réveillon dissipées, une lumière magnifique irradie la région parisienne, le temps est calme, à peine froid, l’appel de l’appareil photo est fort pour profiter de ces conditions qui ne se reproduiront peut être pas avant un moment.

Photo de rue un 25 décembre, pas un pékin à l’horizon. Un autre jour. Un humain s’est quand même glissé dans un cliché…

Direction le Marché de Rungis.

Un immense territoire grand comme…. la Principauté de Monaco. Infiniment désert en ce jour.

J’ai du croiser un cycliste stakhanoviste qui s’entraîne aussi le 25 décembre.

Une petite incursion dans ce territoire :

Les escaliers étalent paresseusement leurs ombres ; les rayures rayonnent ;

La tour à glace se repose après avoir réfrigéré des tonnes de crustacés ; les pavillons s’enfoncent dans le silence ;

Le ciel continue de dispenser sa lumière sur ces espaces désertés ;

« La marée je l’ai dans le cœur »
« Une mathématique bleue
Dans cette mer jamais étale
D’où nous remonte peu à peu
Cette mémoire des étoiles »
(Léo Ferré) ;
On peut essayer de l’entrevoir dans sa tête ; mais la voie est sans issue ;

Le Commandant des aiguillages sous son ciel de caténaires ne répond pas ; le stop est mis ;

Même la nouba n’est plus de mise ; quant aux écoliers ils ne passent plus ici depuis bien longtemps.

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